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- Exemples de tubes électroniques -
Le développement de la radiotélégraphie sur Lyon sous la houlette du Général Férié et la présence d'énergie électrique abondante sur Lyon à initier le développement de l'industrie du tube électronique.
Un tube électronique, aussi appelé tube à vide, lampe électronique ou simplement lampe, est un composant électronique actif qui contrôle la circulation des électrons entre plusieurs électrodes placées dans une enveloppe en verre ou en métal, généralement vidée de son air. Il sert notamment à redresser, amplifier, commuter ou produire des signaux électriques.
Les tubes ont été très utilisés dans les anciennes radios, téléviseurs, ordinateurs et amplificateurs audio. Ils ont ensuite été largement remplacés par les transistors, plus petits, moins énergivores et plus fiables, mais ils restent employés dans certains amplificateurs audio et équipements spécialisés.
Principe de fonctionnement :
Les trois sociétés Claude Paz & Silva, Sté des Lampes Fotos-Grammont et Visseaux ont décidé de réunir leurs services commerciaux s'occupant des tubes électroniques en 1954.
Elles ont chargé la Société Radio-Belvu d'assurer la vente de leurs tubes radio, à dater du 1er Janvier 1955. Leurs autres activités ne ont pas changés. S.A. au capital de 750 Millions Fr en 1957.
En photo, Tube sub-miniature à fils utilisé dans les radio aviation civile ou militaire et dans les télévisons couleurs à tube des années 70

La Radiotechnique est une entreprise française du domaine de l'électronique créée en 1919 et qui est absorbée en 1996 par la société Philips, sa holding. L'activité de cette entreprise a joué un rôle dans l'industrie radiotechnique française du xxe siècle.
La Radiotechnique a été fondée en 1919 à Lyon à la suite de la création d'un atelier de recherche. Ce n'est qu'une année après que la CSF rachète La Radiotechnique.
Avant La Radiotechnique L'aventure de l'industrie radiotechnique française débute grâce à Gustave Ferrié (1886-1932) et ses premières recherches radiotechniques avec Paul Brenot (1880-1967) et Émile Girardeau (1882-1970). Une quarantaine d'années plus tard, É. Girardeau fonde à Suresnes la Société française radio-électrique (SFR). Puis c'est à la fin de la Grande Guerre en 1918 que G. Ferrié crée la Compagnie générale de la télégraphie sans fil (CSF).

- Usine La Radiotechnique de Suresnes en 1937 -
Les triodes électroniques à vide :
Sous l'impulsion du général Férié, La triode a été mise au point par les usines GRAMMONT à LYON ou elle fut est produite en série dès 1915. Dérivée de l’Audion de Lee De FOREST, conçue pour les besoins de la télégraphie militaire, elle prend l’appellation célèbre de “lampe TM” (technique militaire).
Sur la photo une triode oscillatrice de puissance TM75 à coté d'une ébauche de ce tube lors d'une une étape sa fabrication. A noter les liaisons filaires internes de traversée du verre sont à base de fil en platine. Le seul matériau à l'époque ayant un coefficient et de dilatation similaire au verre. Sans platine à cause de l'échauffement le verre englobant les traversées se brisait rapidement anéantissant le tube.
Fotos Grammont a également participé au développement de Radio-Lyon dans ces locaux de Caluire avec l'usage de ses tubes triodes forte puissance.

Les premiers tubes électroniques grande série économiques :
Les tubes nécessaires au montage des premiers récepteurs radio grand publique triode et bigrille. Les prix de fabrication des tubes radio a rapidement baissé grace l'invention de l'invar inventé par le physicien Charles-Edouard Guillaume qui obtient ainsi le prix Nobel, Alliage de fer contenant 36 % de nickel, ce métal est le siège d'une anomalie de dilatation. Les contraintes mécaniques engendrées par son magnétisme interne s'opposent aux variations dimensionnelles lors des changements de température.
Cet alliage économique permet les traversées conductrices dans le verre.
Cela a permis la naissance des tétrodes, pentodes, hexodes et bientôt au tube écran radar puis au tube de télévision. Lyon a été une grande productrice de tube de télévision avec Technicolor au moment de l'explosion en volume de la TV couleur et du SECAM.

Les ampoules d'éclairage de forte puissance et à usages spéciaux :
L'autorisation de l'accès à l'électricité pour l'éclairage à partir de 1916 aux particuliers lyonnais de l'électricité produite par l'usine hydro-électrique de de Villeurbanne Cusset à créer un marché pour la fabrication d'ampoule électrique. Au début les ampoules étagent de très faible puissance 15 watts à parmis à Fotos-Grammont d'etre un précurseur de type de production dans son usine Bellevue à Caluire.
Plus tard Fotos Grammont s'est spécialisé dans la production d'ampoule puissante speciale par exemple éclairage 150 watts en 110 volts et aussi des ampoule acceptant la surintensité pour de court instant pour éclairage studio photo (le début des floods). Le tube explosait après quelques heures d'usage. Et aussi la production de lampe sous voltée pour émission d'infrarouge en salle de bain, en couveuse aviaire.

Les tubes triodes et les bi-grilles électroniques à vide :
Jacques Visseaux (1872-1952) , crée en 1900, une petite usine quai Pierre Scize à Vaise spécialisée dans la fabrication d'appareils concernant l'éclairage au gaz : becs intensifs, manchons soie, manchons ramie. Après l'incendie des locaux du quai Pierre Scize en 1905, l'usine, va s'installer, 22 rue Berjon (à l'emplacement d'une ancienne tannerie). Les locaux couvrent une superficie d'environ 13 000 m² sur une parcelle de 23 390 m². Les ateliers sont construits à différentes périodes, entre 1905 et 1980, selon l'évolution de l'entreprise (cf plan chronologique des bâtiments). Cette société remporte plusieurs concours dont la médaille d'or à l'exposition internationale de Bruxelles en 1910. A partir de 1919, la société se lance dans la fabrication des lampes électriques, monowatt et 1/2 watt. En 1927, avec le développement de la T.S.F., Visseaux ouvre un atelier de lampe à radio.
En photo, une bi-grille TMBF1 usage militaire (TM) du début de la production VIsseaux. Il s'agit d'une Amplificatrice basse fréquence (amplification Audio)

Les premiers tubes électroniques grande série économique :
En 1948, il établit une collaboration technique avec la société américaine Sylvania, puis en 1956, la société Claude, Paz et Visseaux est créée. Il s'agit d'un regroupement des activités éclairage de 10 sociétés.
Les tubes Visseaux ont acquis une grande réputation de qualité. La production des tubes a support octal a été de grand volume, y compris pour servir dans les radios militaires à piles. (Chauffage du filament en 1,5 volts)

Les ampoules d'éclairage de forte puissance et à usages spéciaux :
A partir de 1919, la société VISSEAUX se lance dans la fabrication des lampes électriques, monowatt et 1/2 watt pour l'automobile. Puis dans les ampoule d'éclairage sur le secteur.
Fin de l'histoire :
En 1966, le groupe est absorbé par l'américain I.T.T. puis en 1980 par le groupe G.T.E.. En 1991, la Communauté urbaine de Lyon devient propriétaire à l'amiable du site, pour permettre le maintien des emplois à Vaise. La propriété est alors mise à disposition de G.T.E. jusqu'en 1993, puis le groupe est repris par l'américain Sylvania Lighting International France (S.L.I. France).
A noter : le musée Ampère de Lyon assure la protection de la collection de la famille Visseaux, ce qui est utile pour l'organisation d'exposition temporaire sur l'épopée de l'industrie Vaisseaux, de nombreux tubes Visseaux sont aussi exposés dans le hall radio du musée.
